Irulaane ou la face artistique de Lauriane Renaud...

Irulaane ou la face artistique de Lauriane Renaud...
Toujours un peu perchée...

jeudi 22 juin 2017

La cinquième édition du festival Arts Scéniques & Vieilles Dentelles (petit anniversaire déjà!) proposera cet été une forme renouvelée. En effet, nous avons souhaité ouvrir la formule à d'autres compagnies, pour permettre à la fois le renouvellement créatif et le repos du metteur en scène 😇😎

7 compagnies sont ainsi invitées à faire vivre nos nocturnes au Grand-Pressigny, les 4, 5, 6 aout 2017. 

Bienvenue donc aux compagnies de l'Attroupement Théâtre, des Diseurs-5Rag-BagCincle PlongeurLes Petits désordresS'évapore et Mandragore. 
En avant pour du théâtre, de la danse, du clown, des performances, de la magie, de la musique!

 RÉSERVATIONS POSSIBLES SUR INTERNET : https://arts-sceniques-vieilles-dentelles.festik.net/spectacles

Bien

lundi 25 juillet 2016

Un peu, beaucoup, aveuglément...

           Dans très exactement onze jours, ce sera la générale... pour un spectacle qui me tient plus à coeur que tous les autres peut-être. J'aimerais tant et tant en dire, en montrer, vous entrainer avec moi au coeur du noeud sacré. 
          Je sais que je poursuis une ligne d'horizon, mais ce faisant, je commence à m'élever jusqu'au ciel, ou en direction... Il paraît qu'il suffit de tourner à gauche une fois la 2ème étoile passée et de filer ensuite jusqu'au matin !


            Les 5, 6, 7, 12, 13, 14 aout 2016, à partir de 22h au château du Grand-Pressigny, laissez-vous envouter par le chant mystérieux des Erinyes, ces déesses de la vengeance lancées sur la piste des labdacides. Puisse cette histoire se frayer un chemin dans vos entrailles jusqu'à votre coeur, le transpercer, l'enlacer et le faire palpiter... 

mardi 10 mai 2016

Arts Scéniques et Vieilles dentelles, édition 2016

Mardi prochain aura lieu la réunion d'inscription officielle pour participer à la 4e édition du festival "Arts Scéniques et Vieilles dentelles", intrigue théâtrale autour du château de Grand-Pressigny

40 comédiens ( du novice au professionnel ) vont encore relever le défi de monter en 5 semaines un parcours déambulatoire d'une heure trente en nocturne.  

 

Je t'aime. Un peu, beaucoup, aveuglément...

Tel est le titre de cette nouvelle création qui vous plongera cette fois-ci au cœur du mythe antique, démêlant les fils de la toute première histoire policière de l'occident : Œdipe roi! Et si, c'était à vous, 2500 après de débusquer le responsable ? De réécrire l'histoire ?

A ne manquer sous aucun prétexte. Comme spectateur ou comme participant !



mardi 1 septembre 2015

Une nouvelle ce matin, parce que j'ai mal à l'humanité...

UN JOUR, ILS NE SAURONT PLUS…



Je suis née dans un monde libre. Ou à peu près.
Eduquée dans l’idée que nous avions vaincu la barbarie, que les femmes allaient enfin devenir l’égal des hommes, que la violence était le refuge des faibles.

Peu avant ma naissance, l’avortement fut légalisé.
Alors que j’entrais à l’école, le président en place abolit la peine de mort.
J’étais adolescente lorsqu’une femme fut nommée pour la première fois 1er ministre dans mon pays.
J’étais adulte lorsque nous commençâmes à être tous interconnectés dans une toile planétaire.

Nous croyions que c’était l’aboutissement légitime de siècles de lumières peu à peu éclairantes. Tout citoyen allait enfin pouvoir disposer  de lui même dans la libre conscience. Aucun homme n’était irrécupérable. L’humanité profonde devait reposer sur le pardon, la foi en la rémission. L’art, la raison, l’amour, la communication allaient enfin nous conduire vers une civilisation apaisée, supérieure.

Nous n’avons pas compris.
Nous n’avons pas su voir.
Que toute lumière n’éclaire que dans le noir.
Que le flambeau ne perce que l’obscurité.
Et que lorsque la flamme vacille, puis s’éteint,
Il n’y a plus qu’à redouter le matin brun...

Ils commencèrent par détruire les tours…
J’ai pleuré ce jour-là pour les milliers de vies gratuitement détruites . Je n’ai pas vu ce qu’il y avait derrière… Je n’ai pas saisi que ce qu’on avait abattu en ce jour terrible c’était une idée de la sécurité et de la liberté, c’était le premier coup de bélier contre le mur de l’humanité.

Un matin, ils massacrèrent des gens qui faisaient des dessins… anéantissant à jamais notre enfance, notre capacité à rire de tout.

Les attentats se multiplièrent mais nous n’avions pas de réponses. Comment peut, doit réagir un homme face à la bestialité, à la bêtise ? Doit-il devenir aussi cruel et stupide que ses assaillants pour défendre ce qu’il croit ? Ou au contraire, leur ressembler n’est-il pas le pire des renoncements ? La justification suprême de la violence… Alors ? Se laisser massacrer et prendre le risque de revenir aux ténèbres ? Ou se battre… et devenir soi-même les ténèbres…
C’était absurde et insoluble…
Tout le monde avait son idée mais personne ne savait. Et la haine commençait à se déverser sur tous les réseaux sociaux. Internet, ce que nous avions pris pour notre tour de Babel, la construction qui devait nous unir vers le ciel, devenait une malédiction. Le réseau charriait l’ignorance, la boue et la peur. Nous nous sautions à la gorge avec des poignées de mots pour un oui ou pour un non. Nous déterrions les cadavres. Nous ne nous comprenions plus. Tout était pris de travers. Nous ne pouvions plus rire sans arrière-pensée, comme avant. Nous ne pouvions même plus dessiner. Nous étions de aveugles qui donnions des coups dans le noir.

Et puis, loin de nos frontières et comme des images d’un film d’horreur auquel on ne voulait pas vraiment croire, ils commencèrent à s’en prendre au patrimoine culturel et artistique, la preuve matérielle que nous étions des hommes, ce qui nous définissait : la capacité à s’extraire de l’instant présent pour créer du beau, de l’émotion, de l’inutile… Des temples millénaires, des constructions qui avaient résisté à toutes les invasions, à tous les cataclysmes, furent attaqués.
Ils détruisaient notre essence à coups de marteaux piqueurs, d’explosifs et d’illettrisme.

Le jour où ils entrèrent dans Palmyre, j’ai commencé à trembler. Palmyre, parce que c’était une cité légendaire et belle. Palmyre, parce que c’était un symbole, le symbole d’une femme, Zénobie, qui avait autrefois défié l’empire romain, par son intelligence et sa stratégie. Palmyre, qui était finalement tombée devant Aurélien, sans même se battre, parce qu’elle ne possédait pas de remparts. Le propre de la culture face à la barbarie…

Le matin où la tour Eiffel s’est effondrée, nous n’avions presque plus de larmes.

Le soir où le musée du Louvre s’est enflammé, nous avons regardé partir en fumée les vestiges de nous-mêmes, les yeux secs.

Peu à peu les écrans se turent.
Les livres, les tableaux et la plupart des instruments de musique furent brûlés. Ils s’acharnèrent sur les violons. Ils conservèrent le tambour…
Les écoles fermèrent.
Les femmes furent recouvertes, reléguées dans les cuisines ou offertes aux soldats.

Il y eut encore de très beaux sursauts… des marches silencieuses et fraternelles, des œuvres sublimes, des hommes et des femmes enchainés à leur non violence.
Mais nous avons lutté avec des armes d’agneaux contre les loups…

Il est temps de conclure. Ils seront là, bientôt. Mais je ne veux pas finir comme ça ! Je vais enlever tous ces voiles qui m’emprisonnent, qui me nient, qui m’annulent depuis tant d’années. Qui m’empêchent de respirer, de sentir le vent et la caresse du soleil sur ma peau. Libérer mes cheveux qui sont devenus gris sous la burqa, me peindre les lèvres en souvenir de l’élégance d’autrefois.
Vite.
J’entends leurs bottes dans les escaliers.


Irulaane, le 1er septembre 2055.

vendredi 7 août 2015

Arts Scéniques et Vieilles Dentelles au JT 20h de TF1... 
C'est fait !

On regarde et surtout, on ne loupe les trois dernières dates de représentation : vendredi 7, samedi 8, dimanche 9 aout, 22h.

L'acte théâtral est un fait unique et non renouvelable.... 

'Aiguille sous roche' au 20h !

lundi 27 juillet 2015

PARUTION chez THEBOOKEDITION de la pièce de théâtre qui se jouera au Grand Pressigny à partir du 1er aout : Aiguille sous roche, une aventure inspirée du personnage d'Arsène Lupin, un mystérieux voleur dans le milieu de la haute couture à la fin des années 50.
Commandez votre exemplaire ! Prix public : 12,50 € (cliquez sur l'image pour accéder au résumé sur le site de l'édition)


Acheter Aiguille sous roche

mardi 14 juillet 2015

En pleine résidence de création pour la  3ème édition du festival Arts Scéniques & Vieilles Dentelles, dont voici l'affiche.

Un bel événement à ne pas manquer.

5 soirs de spectacle en nocturne, 40 comédiens, une enquête policière dans le milieu de la haute couture à la fin des années 50, l'ombre d'Arsène Lupin...